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Plessis Gassot, inauguration du programme énergétique régional utilisant les gaz d'enfouissement

Plessis-GassotPlessis-Gassot, le 10 juin 2014_ Electr’od illustre le principe de l’économie circulaire. Le système transforme les déchets non recyclables provenant des communes et des entreprises en énergie renouvelable (électricité et chaleur), qui est ensuite réutilisée par ces mêmes citoyens et entreprises locaux. Développé par Veolia, en collaboration avec Dalkia et Clarke Energy, Electr’od a été lancé aujourd’hui par Bernard Harambillet, PDG de Veolia Propreté France, François Habègre, PDG de Dalkia France, et Didier Lartigue, PDG de Clarke Energy.
  1. Le système qui produit le plus d'énergie renouvelable en France grâce à l'utilisation des gaz de décharge
Electr’od, le système mis en place sur le site de stockage de déchets non dangereux (ISDND) de Plessis-Gassot (95), permet de capter les gaz de décharge produite par les déchets non recyclables[1] et la transforme en énergie renouvelable. Electr’od produit 130 000 MWh d’électricité par an, ce qui équivaut à alimenter plus de 41 200 foyers (hors chauffage). Cela correspond à la production annuelle de 40 éoliennes. L'électricité est vendue à ERDF et consommée par les particuliers et les entreprises de la région.
  1. Une initiative pionnière en France : utilisation des gaz de décharge pour le chauffage urbain
Electr’od exerce ses activités dans un cogénération (CHP) configuration, produisant simultanément 30 000 MWh/an d'énergie thermique, ce qui correspond à peu près au chauffage de quelque 2 850 foyers. Cette énergie thermique alimente une installation nouvellement mise en place chauffage urbain réseau situé sur la commune de Plessis-Gassot (95), qui a pour objectif d’alimenter en chauffage et en eau chaude sanitaire les habitations et les équipements collectifs (mairie, centre communautaire, église, bâtiment municipal). C’est la première fois en France qu’une commune est chauffée grâce à l’énergie issue de la valorisation des gaz de décharge. Les habitants de Plessis-Gassot raccordés au réseau alimenté par Electr’od verront leurs factures de chauffage baisser de 92 % (par rapport au chauffage électrique).
  1. Electr’od, la nouvelle référence d’un secteur en plein essor : la digestion anaérobie (DA)
Electr’od peut être installé sur d’autres sites qui produisent biogaz. Il peut s'agir de sites traitant les déchets ménagers [2] ou les déchets agricoles [3], mais aussi de stations d'épuration des eaux usées industrielles et urbaines. Dans le cadre de la dynamique nationale en faveur du développement du biogaz, Electr’od s'est imposé comme une innovation majeure pour l'ensemble du secteur. Electr’od : des performances et une efficacité uniques en France
  • 10 moteurs à gaz Jenbacher de GE, d'une puissance totale de 17MWe (la plus puissante installation en France dans le secteur des gaz de décharge).
  • 100 millionsde m³ de gaz de décharge [4] traités par an (l'installation la plus performante de France).
  • 16,5 millions d'euros : budget d'investissement.
[1] Les déchets seront placés dans des digesteurs où, en l'absence d'oxygène, des micro-organismes produisent du biogaz. Il s'agit du processus naturel de digestion anaérobie (DA). [2] Le Grenelle de l'environnement a fixé comme objectif la valorisation de 45 % des matières organiques d'ici 2020. [3] Le ministère de l’Agriculture encourage leur développement par le biais du plan EMAA, qui prévoit la mise en place de 1 000 installations agricoles de DA d’ici 2020. [4] Soit près de 300 fois la hauteur de la tour Montparnasse à Paris[4].